A la Ménagerie de Verre, Alain Buffard présente Self&others, un pièce à 4 danseurs qui font leur job :
- pétrir en récitant Marx (Anna Hedman),
- lécher en chantant une chanson libertine, en s'enduisant de miel puis de poils (François Chaignaud),
- se cambrer et ruer sur la Walkyrie (Cecilia Bengolea),
- déambuler chiquement en mariée travestie (aux faux airs d'oncle Tom) montée sur platform shoes (Matthieu Doze).
Visiblement très inspiré des hommes-monceaux d'Anna Halprin, Alain Buffard ne parvient pourtant qu'à livrer des bribes d'inspiration. Les danseurs semblent un peu perdus au milieu de cette fatrasie kitsch au ras du sol. La mariée s'en prend à la propriété, la pétrisseuse récite Marx (une des grosses lourdeurs du spectacle) pendant que le lubrique lécheur de pieds entonne que foutre est toute sa vie, et qu'il veut foutre sa vie...
Les choses se mettent en place à la fin du spectacle (environ 1h10) lorsque Cecilia Bengoléa s'emporte dans une hystérique cavalcade sur un petit poney Mattel pour sauter ses trois compagnon de jeu
"Saute! saute! saute!"
Après quoi, retour sur scène pour un petit coup de Thriller, de M. Jackson, facile mais efficace.
Il en reste un beau défilé, une sensation de jouissance, et un discours : celui d'individualités fragmentaires et composites ne parvenant pas à se rencontrer: "je suis ma propre, propre propriété" (La Mariée).
Dans le cadre du festival des Innacoutumés jusqu'à samedi.
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