
Selon Jean-Jacques Aillagon, "La question de la suppression du Ministère de la culture peut se poser". Ca m'a coupé la digestion. C'est pourtant ce que préconise l'ancien Ministre de la culture, actuellement responsable de l'Etablissement public de Versailles, dans un récent entretien au Monde. Irrité par le fait qu'on lui ait imposé Jeff Koons en ses jardins, désabusé, ou simplement repu par sa précédente charge?
Tout en prêchant pour sa paroisse, Jean-Jacques Aillagon dégomme en tout cas son ancien ministère sur un air bien connu : les subventions étouffent la création et l'innovation, rendez-l'autonomie aux artistes, aux établissements publics, que diable, et qu'on en finisse!
Tout en prêchant pour sa paroisse, Jean-Jacques Aillagon dégomme en tout cas son ancien ministère sur un air bien connu : les subventions étouffent la création et l'innovation, rendez-l'autonomie aux artistes, aux établissements publics, que diable, et qu'on en finisse!
Rien de nouveau depuis l'ouvrage très conservateur de Marc Fumaroli L'Etat culturel , dans lequel l'auteur dénonçait la sacralisation jacobine de la culture et exprimait sa nostalgie d'une IIIème République où l'Etat se contentait de son rôle de mécène, de conservateur du patrimoine et de commanditaire officiel des artistes. Entre Albanel, Aillagon, Mayette... le débat sur la culture s'est semble-t-il retranché à Versailles et à la Comédie-Française, bref un repli sur les valeurs sûres.
Et pourquoi pas un retour à la société de Cour tant qu'on y est? Des ors de la République aux ors de Versailles il n'y a qu'un pas! Les récentes mesures de ce gouvernement montrent à quel point il sait jongler entre libéralisme et autoritarisme, et le libéralisme des discours annonce le plus de souvent des crispations et des mesures punitives. Par temps de crise, cela ne sert à rien d'autre qu'à cautionner, annoncer, préparer les futures restrictions budgétaires.
Et pourquoi pas un retour à la société de Cour tant qu'on y est? Des ors de la République aux ors de Versailles il n'y a qu'un pas! Les récentes mesures de ce gouvernement montrent à quel point il sait jongler entre libéralisme et autoritarisme, et le libéralisme des discours annonce le plus de souvent des crispations et des mesures punitives. Par temps de crise, cela ne sert à rien d'autre qu'à cautionner, annoncer, préparer les futures restrictions budgétaires.
Une année 2009 allégée en culture, donc. Mais qu'est-ce qui va remplacer la pub à la télé?
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